Charges annuelles excessives, opacité des tarifs et manque de simplicité dans les infos : la France est le 4ème plus mauvais élève de la classe européenne qui en compte 27.
Meglena Kouneva, commissaire de la Protection des consommateurs a dirigé l'étude sur les services financiers de détail dans l'Europe des 27. L'étude a porté sur le coût de fonctionnement des comptes, le prix des packages et des opérations. Elle a analysé l'offre de 224 banques soit environ 81% du marché européen.
D'une manière générale, l'étude montre une insatisfaction des clients européen devant une offre bancaire de qualité parfois médiocre.
Une information déficiente
► le jargon juridico-financier rend l'info peut compréhensible
► l'emploi des caractères minuscule masque les détails important relatifs aux produits
► l'information pléthorique mais peut disserte sur les points clés des produits
► l'information, parfois, disponible uniquement au guichet
Des conseils aux clients manquant de fiabilité
► le conflit d'intérêt entre les systèmes de rémunération des conseillers bancaires et les attentes des clients entachent la fiabilité des conseils
► beaucoup d'employés de banques connaissent mal les produits qu'ils vendent
► 72 % des professionnels de l'investissement privilégient la structure des frais plutôt que l'adéquation des produits de placement au besoin du client.
Des frais bancaires élevés directement liés l'opacité tarifaire
► 33% des consommateurs ne peuvent comparer les barèmes et tarifs bancaires tant l'opacité est grande
► l'information sur les tarifs et barèmes en ligne est incomplète
► des frais annuels variant de 28€ en Bulgarie à 253€ en Italie
... Le mauvais élève français ...
Les Français déboursent en moyenne 154€ contre 46€ pour la Hollande, 57€ pour le Luxembourg, 58€ pour la Belgique ou 89€ pour l'Allemagne. L'Hexagone est le 4ème pays le plus cher d'Europe. La Commission souligne le niveau très élevé des frais des cartes de débit.
48% des consommateurs ont des difficultés à comparer les tarifs bancaires soit 15 % de plus que la moyenne européenne. Pire, lors de l'étude plus de 50% des banques ont été contactées pour préciser ou clarifier les informations publiées sur leur site internet.
Mots clés : Commission européenne, tarification bancaire