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Mardi 22 octobre 2002
Internet Mobile :
un combat entre l'Europe et l'Asie ?
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NTT Docomo essaime sa technologie i-mode aux quatre coins du globe. La Corée joue les effets de levier en Asie. Et l'Europe cherche encore son chemin. En matière d'Internet mobile, le Vieux Continent n'est pourtant pas à la traîne. Selon Analysys, 13% des revenus des opérateurs mobiles européens seront tirés des activités non voix en 2002, contre 8,8% en 2001. Tandis que Bouygues Telecom espère lancer ses premières offres i-mode en France à la mi-novembre 2002, l'opérateur Base, filiale de KPN Mobile, vient d'inaugurer les premiers services de l'opérateur japonais en Belgique. De plus en plus, les regards se tournent donc vers l'Asie. Soucieux d'essaimer sa célèbre technologie (plus de 30 millions d'affiliés au Japon), NTT Docomo ne se contente pas de nouer des partenariats en Europe. En juin dernier, grâce à une alliance avec l'opérateur taïwanais KG Telecommunications, NTT Docomo, a, une nouvelle fois évangélisé le marché. Ce qui a porté ses fruits. En trois mois de commercialisation, KG Telecommunications aura réussi à fédérer 22 000 abonnés i-mode.

A la fin de l'année 2002, l'opérateur taïwanais souhaite en détenir quelque 50 000. Selon KG Telecommunications, 60% de ses abonnés i-mode ont entre 20 et 34 ans, alors que 11% sont âgés de 35 à 44 ans. Mais sur le continent asiatique, l'i-mode reste une alternative parmi tant d'autres. Dans l'une de ses dernières études, Strand Consult dresse un panorama précis du succès remporté par le Wap en Corée. Aujourd'hui, 25% des abonnés mobiles coréens ont fait l'acquisition d'un terminal 2,5 G, soit 9 millions de personnes dont 5 millions ont acheté un mobile couleur. Un abonné 2 G coréen dépense 1,90 E par mois, tandis qu'un individu ayant recours à la technologie 2,5 G débourse en moyenne 4,60 E. A noter que les utilisateurs de terminaux mobiles couleur dépensent quant à eux 7,60 E en moyenne par mois. Les Coréens ont ainsi ouvert un nouveau marché du Wap, ce qui leur permet de passer aisément aux SMS surtaxés. Sur le Vieux Continent, les acteurs spécialisés du secteur cherchent encore des relais de croissance à travers les nouveaux services multimédias. A la fin de l'année 2002, le cabinet Analysys estime que les opérateurs mobiles européens généreront 13% de leurs revenus grâce à des activités non voix, contre 8,8% en 2001 et 5,3% en 2000. "C'est un bon rythme de croissance, explique Katrina Bond, auteur de l'étude. Mais pour le préserver, les opérateurs mobiles européens doivent impérativement focaliser toute leur attention sur les nouveaux services, notamment ceux liés au divertissement".

L'heure est donc à la méfiance. Sur les six premiers mois de l'année 2002, le nombre d'abonnés a en effet à peine progressé de 3% par rapport à la même période de l'année précédente. Pour l'heure, le marché des télécommunications mobiles se sert des SMS comme effet de levier. Grâce à l'essor des messages texte, la sphère européenne des services de données mobiles devrait peser près de 15,40 MdE en 2002 et 27,30 MdE en 2005 selon une récente étude de l'Idate. Avec une croissance de 77% sur la période, on ne peut pas parler de secteur moribond. Les premiers indicateurs sur la France sont aussi assez favorables. Sur le premier trimestre 2002, 1,357 milliard de SMS ont été envoyés sur les réseaux des opérateurs hexagonaux (+ 28% sur un trimestre). Dans son observatoire, l'ART estime que les SMS auront permis aux opérateurs de générer un CA de 142 ME, contre 122 ME par rapport à la période précédente.


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