La filiale de France Télécom
enregistre un CA en hausse de 32% sur les neuf premiers mois
de l'année, à 1,44 ME. Même si la publicité par bandeau reste
amorphe, le segment accès, portail et eCommerce affiche une
progression de 68%. Wanadoo rassemble aujourd'hui 7,14
millions de clients actifs. Par ailleurs, le FAI se dit proche
du résultat net et du free cash flow positifs. Bilan
satisfaisant pour Wanadoo.
Sur les neuf premiers mois de
l'année, la filiale de France Télécom a enregistré un CA de
1,44 ME, en progression de 32% par rapport à la même période
de l'année dernière. A périmètre constant (sans Freeserve,
Indice Multimédia, ainsi que les services aux professionnels
et Telelistas qui sont sortis du périmètre), la croissance se
fixe à 25%. Cette dernière reste portée par les segments
accès, portail et eCommerce qui connaissent une hausse globale
de 68% sur les neuf premiers mois de l'année. La plus grosse
croissance est enregistrée par l'activité d'accès (hors
Eresmas), dont le CA est passé de 385 à 715 ME entre les neuf
premiers mois des exercices 2001 et 2002, soit 86% de hausse
(66% à périmètre constant). Au 30 septembre, Wanadoo détenait
7,14 millions de clients actifs, dont près de 1 million en
haut débit. La proportion de ce type d'abonnés a progressé de
7 à 14% entre les neufs premiers mois de 2001 et 2002. La
France reste la zone phare pour le FAI, qui y enregistre plus
de 74% de sa base de clients large bande. Sur l'Hexagone,
Wanadoo fédère aujourd'hui un total de 3,60 millions
d'abonnés, contre 2,55 millions pour le Royaume-Uni, 487 000
pour l'Espagne (hors Eresma) et 500 000 pour les Pays-Bas et
la Belgique. L'entité vise 4 millions de clients en France
pour la fin de l'année et 15 millions d'affiliés sur le Vieux
Continent d'ici 2005. Le commerce en ligne (Alapage et
Marcopoly) réalise également de bons scores : son CA (32 ME
sur les neuf premiers mois 2002) décolle de 37% en un an. En
revanche, les prestations "portail" se portent plutôt mal,
accusant un recul de 16%.
Avec un CA de 26 ME sur la
période concernée, la production de contenu recule de 33% en
un an. Une chute qui s'explique notamment par le décalage de
certains programmes audiovisuels de FIT Production par les
chaînes de télévision. Parallèlement, la publicité sur bandeau
ne redémarre pas. Le CA "publicité en ligne" (35 ME sur les
neuf premiers mois de l'année) recule de 1% en un an. "Nous
avons touché le fonds. Ce qui n'enlève rien à notre
conviction, explique Nicolas Dufourcq, le p.-d.g. de Wanadoo.
Yahoo ! nous donne la mesure de ce que nous pourrions
atteindre, c'est-à-dire une marge Ebitda de l'ordre de 20%".
Parallèlement à l'accès, aux portails et au commerce en ligne,
les segments "annuaires" et "services aux professionnels" de
Wanadoo affichent une croissance de 6% à périmètre constant.
Malgré ce pourcentage plus modéré, les annuaires représentent
encore à eux seuls 44% de l'activité du groupe, avec 636 ME de
CA sur les neuf premiers mois de l'année. Sur le marché
français, le CA annuaire en ligne (publicité et création de
sites, sur Minitel et Internet) a grimpé de 13% entre les neuf
premiers mois 2001 et 2002, avec 150 ME de revenus. A
l'origine de la moitié de ce CA, PagesJaunes comptait au 30
septembre 218 000 annonceurs. "Tout ce qui est lié à Internet,
mis à part la publicité sur bandeaux, enregistre des taux de
croissance compris entre 20% (pour la création de sites
Internet) et 90% (pour l'activité d'accès)", résume Nicolas
Dufourcq. Et le FAI espère capitaliser sur cette tendance.
"Le temps du résultat net
positif et du free cash flow positif n'est plus très éloigné",
indique Nicolas Dufourcq. Lors du second trimestre, Wanadoo
avait annoncé des objectifs d'Ebitda positif pour l'ensemble
de l'exercice 2002 et de free cash flow opérationnel positif
dès l'année prochaine. Pour remplir ces objectifs, la société
n'hésite pas à limiter les coûts. En Belgique, où il possède
120 000 clients, Wanadoo a par exemple réduit ses effectifs de
70 à 14 salariés. Hier à la clôture, le titre de Wanadoo
(Sicovam : 012415) a gagné 3,98%, à 3,86 E. Depuis le début de
l'année, l'action du groupe reste par ailleurs en repli de
31,44%.