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Mardi 29 mai 2001

APRÈS LES AVENTURES WEB CONCEPT ET ICON MEDIALAB, MATHIEU ET ROMAIN NOUZARETH CRéENT UNE NOUVELLE START-UP : CINETICVISION


Les frères Nouzareth s'apprêtent à revenir sur le devant de la scène. Après s'être éclipsés en novembre dernier de la direction française d'Icon Medialab, où ils avaient été remplacés par Mickaël Brandemar, puis planché sur les dossiers internationaux de la Web agency suédoise, Romain et Mathieu Nouzareth avaient finalement quitté l'agence en avril dernier.

Une page d'histoire était tournée pour le duo qui avait fondé en 1995 l'agence Web Concept, tombée dans le giron d'Icon Medialab en mai 1999. "Notre départ d'Icon Medialab n'avait pas été programmé au moment de la revente. Nous avons plutôt commencé à étudier les possibilités d'un changement de cap au début de l'année 2000", souligne Romain Nouzareth. Et les deux frères se réjouissent de la création d'une nouvelle pousse, baptisée Cineticvision, dont les contours restent mystérieux. "Ce ne sera pas un projet orienté spécifiquement sur le Web, mais situé plutôt à la convergence de plusieurs médias", confie Romain Nouzareth, qui indique également que le projet a des déclinaisons sur les marchés européens et asiatiques. Portée sur fonds propres, la start-up en est aujourd'hui encore à la définition de son concept, et a déjà sollicité l'intérêt de business angels prêts à rentrer dans son capital. Pour les développements opérationnels, il faudra patienter jusqu'au dernier trimestre 2001. En attendant, restera aux observateurs à gloser sur les implications du message d'accueil qui peut être trouvé à l'URL Cineticvision.com: "image mentale peu courante qui débouche sur un mouvement énergique". Pendant que les curieux plancheront sur cette définition mystérieuse, les frères Nouzareth s'appuieront sur l'expérience Web Concept/Icon Medialab afin d'assurer le succès de leur nouvelle aventure. "En lançant Web Concept en 1995, nous avons connu une période plus dure que celle traversée actuellement : Internet n'était pas médiatisé, les entreprises n'étaient pas convaincues de son utilité et le grand public n'en connaissait rien. Malgré le marasme qui touche les NTIC, il est désormais plus facile de trouver des clients ou de lever des fonds.

De même, en nous revendant à Icon Medialab, nous avons pu nous pencher sur les dossiers d'une société présente sur trois continents et cotée en Bourse", ajoute Romain Nouzareth. En s'éloignant d'Icon Medialab, les frères Nouzareth ont néanmoins pris leurs distances avec le marché de la prestation sévèrement touché par la crise, comme en témoigne la mise en faillite du géant Marchfirst ou les multiples plans de restructuration entamés par Framfab, Pixelpark ou Scient. Une conjoncture qui n'a pas épargné Icon Medialab : 325 collaborateurs de l'agence Web, présente dans 15 pays européens, ont déjà été licenciés. "Le marché des agences Web revient à la raison. Après la fête des années 1999 et 2000, c'est le temps de la gueule de bois. Je m'inquiète pour le marché français : alors que les mouvements à la hausse sur le secteur ont été d'abord instigués aux états-Unis pour ensuite être répliqués en Suède puis en France, le mouvement à la baisse n'a pas été encore ressenti dans l'Hexagone. Il n'est pas possible que la France soit protégée par un micro-climat, d'autant plus que les valorisations des agences Web françaises cotées son encore supérieures à celles de leurs homologues américaines", souligne Romain Nouzareth. Reste que Cineticvision, SARL au capital de 8 000 E enregistrée sous la dénomination "Conseil pour les affaires et la gestion" auprès du registre de commerce de Paris, est éloignée de cette casse annoncée.

"Avec cette start-up, nous retournons en 1995, en creusant un concept qui n'est pas encore grand public. Et peut-être que cette société nous aidera à réaliser en propre des opérations que nous n'avions pas menées avec Web concept, comme un développement à l'International ou une introduction en Bourse", espère l'entreprenaute, qui ne considérerait cependant pas une revente comme un échec.

source : Cyclope Presse

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