drapeaulangue español italiano français english deutsch

XML





site Emploi Offres d'emploi Site emploi Les outils du recruteur Toutes nos offres Les règles du bon CV Votre CV en ligne Consultez la CVthèque Testez notre CVthèque

Pour nous écrire

Pour nous écrire


 
Jeudi 5 juin 2003
 
Les marques sur l'Internet (2ème partie)
Sponsor

Dans cette deuxième partie, nous attacherons à analyser le nom que les marques se choisissent pour s'afficher sur le net. Utilisent-t-elles le même nom, un nom différent ou plusieurs noms ?

Certaines marques en débarquant sur le Net ont trouvé la place prise. Victimes de cybersquatters, elles découv-raient ne plus être détentrices de leur nom. La règle prévalant était "premier arrivé, premier servi." Telle banque française s'aperçut que son nom aboutissait sur une banque coréenne. Petit à petit, une jurisprudence favorable aux marques établies a corrigé ces vols. La tâche a été facilitée car les contrevenants semblent avoir été peu nombreux et très gourmands. Autre cas de figure, dans un contexte de mondialisation, beaucoup ont découvert que d'autres sociétés au travers du monde portaient le même nom. Un pétrolier s'est découvert homonyme d'un petit garagiste du sud-ouest américain. Notre société Qualisteam a gratté la politesse à une société spécialisée dans le nettoyage à la vapeur des restaurants. Dans certains cas, l'avocat est remplacé par le compromis financier pour récupérer l'exclusivité de son nom. A noter que la tendance est de protéger ses slogans ou sa baseline .

L'Internet a sa grammaire et sa ponctuation. Les noms trop longs y vivent mal, les noms composés sont un
casse-tête orthographique. Comment écrire First Commercial Bank of Huntsville ou Banco de Estado do Rio Grande do Sul ? Ainsi Deutsche Bank opta pour db.com pour l'international sauf en Allemagne où le site db.de est la propriété des Chemins de Fers allemands (Die Bahn). Société Générale héritait d'un nom composé et de quatre accents ingérables sur le net, elle s'est choisi "socgen.com", dénomination pourtant inconnue des consommateurs français.

Une école veut que le nom de la marque ait du sens : l'internaute doit comprendre immédiatement l'activité de la marque. Exemples classiques, la société E*Trade avec etrade.com, boursorama.com ou encore 24hour-online.ie la filiale d'Allied Irish Banks. Ce système conduit à une proximité de nom pour les marques exerçant les mêmes activités. La différenciation devient difficile et la confusion est grande pour l'internaute.

Pour y remédier, un autre courant prône l'adoption d'un nom totalement nouveau à l'instar de Kodak, un nom facilement mémorisable et unique : Yahoo a lancé cette mode, viendront derrière ZeBank.com de Olivier de Montéty et Bernard Arnaud , Egg.com de Prudential. Variante récente, faire une association apparemment incongrue entre un mot et marque : The Co-operative Bank crée smile.co.uk , aux USA a éclos umbrellabank.com. Qui a dit que les financiers n'étaient pas des poètes !

L'absence de nom est une tactique prisée, notamment les comparateurs de prix, les intermédiaires de prêts ou d'assurance. La marque est souvent inconnue, par contre elle gère des noms de sites aux noms évocateurs suggérant un avantage comparatif évident : rachatsdecredis.com, the-best-debt-consolidation.com, find-the-cheapest-car-insurance.com . Certaines marques gèrent ainsi plus de 10 sites proposant les mêmes produits et services sous des noms différents mais de même dénotation. Cette pratique semble aux dires de leurs promoteurs très efficace pour ratisser un large public d'internautes en recherche de réelles solutions. Peu onéreuse et adaptée à un univers concurrentiel atomisé, cette tactique convient à des structures petites, très spécialisées voire récentes. On peut penser que cette tactique dépérira avec une pérennisation du net comme média de masse.

Dans un environnement de concentration de l'industrie financière, comment les sites marquent-ils leur appartenance à un groupe ? Les situations sont contrastées, des groupes tels HSBC proclament leur volonté d'unification, les sites des sociétés rachetées sont débaptisés ou clairement identifiés HSBC, ABN-Amro, ING, Fortis pratiquent dune manière identique. D'autres groupes adoptent un statu quo si la marque absorbée est plus populaire que l'absorbante. Certains sites sont fermés pour cause de doublons voire fermés en attendant des jours meilleurs. Plus amusant, quand les fusions sont trop rapides, certains sites financiers sont en retard d'une étape se rattachant à un groupe qui n'existe plus.

L'éventail des stratégies est très ouvert en matière de dénomination, doit-on l'attribuer à la jeunesse du média ou à la nature du média ?


Lire la 1ère partie
                                                          Michel Grèze


[article précédent]
[article suivant]