drapeaulangue español italiano français english deutsch

XML





site Emploi Offres d'emploi Site emploi Les outils du recruteur Toutes nos offres Les règles du bon CV Votre CV en ligne Consultez la CVthèque Testez notre CVthèque

Pour nous écrire

Pour nous écrire


 
Jeudi 6 juin 2002
La fin de la course à l'abonné devrait, selon l'Idate, conduire les opérateurs mobiles à privilégier une bonne tenue de l'Arpu dans les années à venir
Sponsor

Jusque-là épargné par la crise qui touche actuellement le secteur des télécoms, le marché de la téléphonie mobile commence à sérieusement s'essouffler. Du moins, c'est ce que révèle l'une des dernières études menées par l'Idate sur l'année 2001. En Europe, le cabinet d'étude compte, en valeur absolue, "50% de nouveaux abonnés en moins d'une année sur l'autre". L'Allemagne et le Royaume-Uni semblent être les pays les plus touchés par ce ralentissement.

"Le recul en valeur relative est spectaculaire en Allemagne, où le parc d'abonnés avait doublé en 2000. En 2001, la progression allemande se situe sensiblement en deçà de la moyenne européenne avec 16,7% de progression relative", remarque l'Idate. Sur l'année 2001, la France a gagné 7,3 millions de nouveaux abonnés, contre 9,4 millions durant l'année 2000. Cependant, avec 56,1 millions d'abonnés à la fin de l'année 2001, l'Allemagne reste incontestablement le leader en matière de téléphonie mobile en Europe. Suivi de près par l'Italie (50,9 millions), le Royaume-Uni (47 millions), le France (37 millions) et l'Espagne (29,6 millions). Le Japon reste bien évidemment le pays le plus en avance en matière de nouveaux services mobiles. Au pays du Soleil Levant, l'Internet mobile atteint d'ores et déjà un taux de pénétration de 45%. Pourtant, note l'Idate, "l'érosion des Arpu est sensible jusqu'au Japon. Les premières publications de l'Arpu du service Foma de NTT Docomo montrent que l'Arpu 3G peine à inverser la tendance baissière de l'Arpu global". Au 31 mars 2002, les revenus mensuels moyens par abonné Foma (3G local) s'élevaient à 8 430 Y (Yens, soit 73,1 E), tandis que l'Arpu issu de l'i-mode plafonnait à 1 590 Y (13,8 E), en hausse de 87,5% sur douze mois. La question demeure quant à l'évolution à la hausse ou à la baisse des revenus Foma.

"La quasi-fin de la croissance en Europe pourrait être interprétée comme une bonne nouvelle pour les investisseurs. Elle marque la fin de la course à l'abonné, les opérateurs préférant se focaliser sur la qualité des clients que sur leur nombre", explique l'Idate. Avant d'ajouter : "En réduisant les subventions de terminaux notamment, en privilégiant les abonnements au forfait plutôt que les offres prépayées, ils souhaitent pousser les Arpu à la hausse". Confiant, l'Idate estime que le nombre d'abonnés GPRS et UMTS devrait avoisiner les 82 millions en Europe durant l'année 2005, soit 24% de la base totale du nombre d'abonnés. Ce marché pèsera, selon le cabinet, pas moins de 33 MdE. A cette date, l'Arpu issu de l'activité donnée s'élèvera à 9 E, contre 3,4 E en 2001. Logiquement, les revenus voix fléchiront de 11,7% entre 2001 et 2005. En revanche, dans sa globalité, l'Arpu affichera, dans le même laps de temps, une croissance de 3,9%. Pour le moment, "les efforts des opérateurs pour enrayer la baisse continue de la recette moyenne par abonné et restaurer les marges tout au long de l'année 2001, ne semblent pas donner les résultats escomptés". Cette tendance, orientée plutôt à la hausse, contraste bien évidemment avec les cours de Bourse des principaux opérateurs.

Logés à la même enseigne, tous ont été égratignés par les marchés. La valeur du titre Vodafone a chuté de 44,29% depuis le début de l'année 2002. Même constat du côté d'Orange (- 44,89%). NTT Docomo, inscrit sur le London Stock Exchange n'a pas été non plus épargné
(- 77,16%). Il en va de même pour le médiatique MobilCom (- 33,45%), mais aussi pour Telefonica Moviles
(- 21,69%).


[article précédent]
[article suivant]