Il y a tout juste un an,
Fashion-job.com se lançait à la conquête du recrutement en
ligne dédié au luxe à la mode et à la beauté. Le site a déjà
séduit une centaine de clients tels que L'Oréal, LVMH ou
encore La Redoute. Il lorgne aujourd'hui vers l'international
et envisage un rapprochement. Sur un secteur du recrutement en
ligne très convoité, Fashion-job s'est spécialisé dans le
secteur de la mode, de la beauté et du luxe.
Lancé en juillet 2001, le site
prend position sur le Web. Pour s'imposer, son fondateur
s'appuie sur une expérience effective aussi bien dans le
secteur de la mode que de l'Internet. Jean-Philippe Boudy est
en effet formateur sur les NTIC et président de l'association
Mirabelle, qui regroupe les professionnels de la mode. Il est
épaulé par un connaisseur du luxe et de la mode : Michel
Vigouroux, ancien collaborateur de divers grands noms du
secteur tels que Louis Ferraud, Yves Saint Laurent ou Escada.
Édité par la société Dallas, Fashion-job.com est né d'un
constat très concret. "Sur le site de l'association Mirabelle,
nous avions lancé une rubrique emploi il y a 3 ans. Nous
étions les premiers à proposer des annonces spécifiques à ce
secteur. L'eRecrutement commençait à se spécialiser, mais le
secteur de la mode et du luxe ne connaissait pas encore
d'initiative dédiée. Alors que nous offrions notre service
gratuitement sur Mirabelle.net, diverses entreprises nous
contactaient pour s'informer de nos tarifs. Nous avons donc
pris conscience qu'elles étaient prêtes à payer pour mettre en
ligne leurs annonces", commente Jean-Philippe Boudy. Pour sa
première bougie, Fashion-job.com commence à s'imposer. Le site
enregistre plus de 25 000 visites par mois, et compte une
CVthèque de "plusieurs milliers" de candidatures. Il a réussi
à séduire une centaine de clients parmi lesquels on compte
L'Oréal, LVMH, La Redoute, Morgan ou encore Yves Rocher. Ses
sources de revenus sont générées uniquement par la publication
d'annonces d'emploi facturée aux entreprises.
Une offre commercialisée selon
trois modalités : 320 E par annonce, 1 000 E pour un pack de 4
annonces et 2 000 E pour un pack de 10 annonces. Le site
d'emploi a par ailleurs signé un partenariat avec Fashion
Daily News, un hebdomadaire s'adressant aux professionnels de
la mode, de la lingerie et de la beauté. Un accord qui vise à
assurer au site une meilleure visibilité auprès de sa cible.
C'est d'ailleurs sur la scène internationale que compte
évoluer Fashion-job.com. Le site est déjà proposé en 5 langues
: français, allemand, anglais, italien, espagnol. Sur
l'ensemble des offres d'emploi qu'il publie, soit 165, un
quart viennent de l'étranger. De plus, le service permet aux
Internautes de postuler dans plusieurs pays. En effet, les
données qu'ils rentrent lors de leur candidature en ligne sont
automatiquement traduites et consultables dans les autres
langues. Mais Fashion-job.com ne compte pas s'arrêter là. "Il
est envisageable que nous déclinions le site par pays. Mais
pour cela, nous ne pouvons pas rester seul. C'est pourquoi
nous sommes en train d'étudier des rapprochements possibles
avec d'autres acteurs du secteur, soit au travers d'un
partenariat soit au travers d'une fusion", commente le
responsable. Cette initiative n'est toutefois pas prévue pour
l'immédiat. Reste que Fashion-job.com doit faire avec un
concurrent direct, arrivé quelques mois après lui. Lancé en
mars dernier, Bethe1.com affiche le même positionnement, axé
sur les métiers du luxe, de la mode et de la beauté. Mais il
a, pour sa part, un appui financier bien plus conséquent.
Sa société éditrice, Bethe1, a
levé 1,22 ME auprès de
C-Source et de Mitsubishi, appuyés par trois fonds
professionnels du secteur du luxe, contre 40% de son capital.
Elle mise également sur l'international, et a ainsi décliné
son site en anglais et en japonais. Créée sur les fonds
propres de son fondateur, Fashion-job regroupe aujourd'hui 5
salariés. Sarl au capital de 7 650 E, la société espère
générer un CA de 150 000 E pour son premier exercice, clos au
31 décembre de l'année en cours.