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Aujourd’hui, deux mois et demi après, où en sont les Japonais, le nucléaire, la pollution, l’économie dans ce Japon qui tremble toujours ?
Acte 1 - 14 h 46, le 11 mars 2011 la Terre craque à 130 km du nord est de l’île principale du Japon. L’équivalent de 1,5 milliards de tonnes de TNT. Une fantastique onde de choc lance un mur d’eau sur les villes portuaires et les villages de pêcheurs sur plus 500km de côtes. Témoignages hallucinés sur cette mer qui emporte les vieux plus lents, les employés trop consciencieux rangeant leurs dossiers avant de se sauver, sur cette succession de vagues qui déferlent des heures durant, pénétrant jusqu’à 10 km à l’intérieur des terres ... sur cette mer recouverte de pétrole en feu incendiant les ports et les maisons …
Rapidement, les écrans du monde entier contrediront les propos rassurants du gouvernement, 12.468 morts et 15.091 disparus, 7.000 écoles disparues, 250.000 maisons broyées, 25 millions de tonnes de débris accumulées le long de la côte …
Acte 2 – Très timidement, des rumeurs naissent sur quelques problèmes nucléaires vite démenties par le gouvernement et la compagnie Tepco qui exploitent les centrales nucléaires de la région. Nous savons, aujourd’hui que le tremblement de terre a fracturé les centrales de Daiichi Fukushima les condamnant. Une communication faite de mensonges, de silences, d’erreurs scientifiques se met en place, dès le départ relayée par le gouvernement et certaines autorités universitaires de premier plan. Cependant, Wikileaks rapporte que le responsable de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique avait indiqué lors d’une réunion du G8 à Tokyo en 2008, que les critères de sécurité du Japon étaient obsolètes.
... pollution nucléaire ...
Durant des semaines de palinodies et de pantalonnades, où le tout-nucléaire et le gouvernement en costume de Super Mario viennent livrer leurs boniments, puis l’évidence apparait : 3 des 4 réacteurs ont complètement fondu.
La zone d’exclusion est progressivement portée à 30 km autour de la centrale, les habitants doivent quitter, sans promesse de retour, leur ville, leur village, leurs champs et leurs animaux. Dans les zones contaminées Les enfants qui vont à l'école ne peuvent pas passer plus d'une heure par jour dans la cour de réccréation et doivent se laver les mains, le visage et la bouche avant d'entrer en classe. En France les travailleurs "exposés" du nucléaire ne doivent pas dépasser le seuil de 16 millisievierts/an, au Japon, le seuil légal est pour ces enfants de 20 millisievierts.
Deux nouvelles viennent assombrir ce tableau. Tout d’abord le journal Mainichi (5.5 millions d’exemplaires/jour) révèle, samedi dernier, que le gouvernement japonais a découvert l’existence de 4.956 travailleurs irradiés de façon interne lors de l’explosion d'hydrogène des réacteurs de Daiichi Fukushima, en d'autres termes ils ont inhalé ou absorbé des produits radioactifs.
A suivre ...
Mots-clés : Fukushima, Japon, tsunami
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International
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