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A la bourse, c'est la rincée depuis le début de l'année : Société Générale perd 62%, Crédit Agricole 57%, Natixis 49%, BNP Paribas 46% Ailleurs, ce n'est pas mieux outre atlantique, ni outre Rhin, sans parler de l'Europe du Sud. S'y ajoute la crise de la dette mais aussi l'atonie de l'économie qui réduit l'activité bancaire. Reste une variable d'ajustement : les emplois …
Aux USA comme en France, la chute de cours boursiers frappe très fort telle la Bank of America dont la valeur a fondu de 59%. Signe des temps, le mois dernier MF Global, banque d'investissement et courtier de classe mondial déposait le bilan. Phénomène emblématique d'un Wall Street où 30.000 emplois ont déjà été supprimés cette année. Poussées par la prudence, par les actionnaires et l'instinct de survie, les banques annoncent des restructurations profondes. A titre d'exemples, Bank of America réduira ses effectifs de 30.000 au cours des 5 prochaines années. Le Wall Street Journal révèle que Citibank licenciera 3.000 personnes. Ces départs ne concernent pas uniquement les activités de courtage et d'investissement. La baisse du volume de trading se conjugue avec le ralentissement de l'activité et un chômage réel d'environ 15% suivant nombre d'économistes.
En Europe, la situation est loin d'être brillante. «Sous la pression de la crise financière, de la nouvelle réglementation et des coûts de financement élevés » comme l'explique le PDG de Danske Bank, les coupes sombres se multiplient. Pour ces trois derniers mois, la Tribune de Genève chiffre à 4.500 le nombre d'emplois bancaires perdus. Fin août, les analystes évaluaient une charrette de 40.000 pour les banques européennes. Depuis et en Europe plus qu'ailleurs, la crise de la dette souveraine s'est accélérée. Ainsi en novembre, les mauvaises nouvelles s'enchaînent : l'italien UniCredit SpA (6.150), le suisse UBS (3.500 au minimum), le danois Danske Bank (2.000), Crédit Suisse (1.500) … Patrick Artus, directeur d'étude Natixis, évoque «200.000 licenciements cette année pour l'ensemble des banques du monde» sur une radio nationale.
En comparaison, bien que préoccupante la purge semble plus douce en France. Société Générale ou BNP Paribas ne procéderont qu'à quelques centaines de licenciements cantonnés généralement à leur banque de financement et d'investissement. Mais gare prévient un banquier français, « la dette grecque c'est dur, mais la dette italienne on sait pas faire.».
Et la Chine … la China Construction Bank vient de publier une note interne « les plans de licenciement pourront prendre effet dès le mois prochain. »
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Mots-clés : Patrick Artus, Bank of America, Wall Street
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