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Evasion fiscale en France : 600 milliards d'euros

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Qualisteam | Mercredi 2 Mai 2012

Digne d’une époque où beaucoup des Etats occidentaux sont au mieux très lourdement endettés ou au pire proche de la banqueroute, la lutte contre l’évasion fiscale devient une priorité des gouvernements. Les Etats-Unis ou l’Allemagne se lancent vigoureusement dans la bataille.

La France qui s’est gaussée de la Grèce et de ses 2 à 300 milliards d’euros cachés dans les paradis fiscaux, est peut être à la vieille d’un énorme scandale. Antoine Peillon, journaliste à La Croix, chiffre à 600 milliards les dommages de l’évasion fiscale en France.

Ce chiffre semble effarant, il représente 10 % du patrimoine français. Le journaliste dans son livre «Ces 600 milliards qui manquent à La France » parle d’une omerta judiciaire, dénonçant une défaillance de la DCRI (mise en cause dans l’affaire Merah, les fadettes des journalistes) qui ne voit rien et de la justice qui ne poursuit pas. Par contre, il souligne le bon travail de la police et des douanes … Antoine Peillon argumente à charge contre la filiale française de la banque UBS accusée d’organiser quasi industriellement l’évasion fiscale.

Thèse farfelue ?
La justice longtemps inactive, se réveille depuis la parution du livre, vendredi, Les Echos révèle que la justice française vient d’ouvrir une information judiciaire à l’encontre d’UBS France pour « démarchage bancaire et financier par personne non habilitée et blanchiment commis en bande organisée ». Le soupçon porte sur l’emploi sur le territoire français d’une centaines d’agents commerciaux suisses démarchant illégalement des Français fortunés ou des dirigeants d’entreprise pour leur proposer l’ouverture de comptes en Suisse puis le transfert vers ces comptes d’avoirs non déclarés. Par ailleurs, M. Peillon témoignera devant la commission d'enquête au Sénat sur l'évasion fiscale, il informe que des personnes « très riches en informations » désirent déposer elles aussi devant cette commission.

Paradis fiscaux et exemples étrangers
A Toulon, en décembre 2009, le président Sarkozy déclarait « Miracle en 6 mois, on a obtenu la fin des paradis fiscaux ». La vérité est plus compliquée ainsi le Lichtenstein n’est plus un paradis fiscal car il a, notamment, signé les 12 conventions fiscales obligatoires … dont 9 des 12 avec d’autres paradis fiscaux. Valérie Pécresse reconnait que seules 30% des demandes de renseignements envoyées par la France à la Suisse, ont donné lieu à un retour d’informations. Mais, elle ajoute que l’administration française connaissait déjà ces informations. Les autres demandes sont rejetées souvent pour des problèmes de forme (imprimés mal remplis, documents manquants, …).

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