La catastrophe nucléaire de Fukushima Dai Ichi n’en finit plus. Les autorités reclassent sa gravité au niveau de celle de Tchernobyl. Face à la communication officielle japonaise chaotique et ambigüe, Pékin commence à protester. En France, le conseil municipal de Strasbourg a adopté une motion demandant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Un malaise mondial s’installe face à l’industrie nucléaire : renoncement à des programmes d’équipement, moratoires, vérification des parcs nucléaires …
Les analystes Per Lekander et Stephen Oldfield de la banque UBS déclarent dans un rapport que la crise de Fukushima pénalise l’industrie nucléaire que façon plus importante que la catastrophe de Tchernobyl. « A Fukushima, 4 réacteurs sont hors de contrôle depuis des semaines, jetant le doute sur le fait que même une économie avancée puisse maîtriser la sécurité nucléaire » écrit UBS. La conséquence directe est la fermeture probable de 30 des centrales les plus vieilles dans le monde qui ne représentent toutefois que 4 % de l’énergie nucléaire produite. Ainsi EDF, d’après UBS, serait conduite à fermer deux réacteurs à Fessenheim.
Les Japonais évaluent, dès à présent, les dommages liés à l’accident de Fukushima Dai Ichi sont évalués à 11 trillions de yens soit 90 milliards €.